Mon départ jusqu'à mon arriver à Oxford fut dans la tristesse et les pleurs . Je repensais à chaque secondes, à Baptiste et à sa révélation . Dans l'avion, je ne cessa de pleurer.
A l'annonce du pilote que nous descendions à l'aéroport de Londre. Je regarda par le hublot, ce pays qui m'est inconnu jusqu'à lors.
En descendant, je sentis la pluie tomber sur moi, elle était si légère, si fine. Après mon arrivée, un taxi est venu me chercher, le conducteur me parla mais j'étais trop perdue dans mes pensées que je lui donna l'adresse où il devait me conduire. Sans protester, il me conduit à ma destination. Je pose ma tête contre la fenêtre du taxi et ferme les yeux. Je ne pus m'endormir avec mes pensées et mes larmes, qui n'ont jamais cessées de couler depuis mon départ de la maison.
Le conducteur, me regardait souvent par le rétroviseur, il me posa quelques questions mais je n'y répondais jamais. En voyant que je ne répondais pas à ses questions, il cessa de parler et coupa la radio britannique pour la remplacer par le silence.
Je cru que le voyage dans le taxi n'allait jamais s'arrêter. Lorsque la voiture s'arrêta, je lève la tête et vit un homme parler au conducteur, c'est à ce moment que l'homme croise mon regard et commence à me parler :
"- Are You Adriana Stewart ? "
Je ne réponds pas et fixe mon interlocuteur.
"- Are You Adriana Stewart ? "
Je mis quelques secondes avant de répondre, un "yes", plutôt timide et suivi d'un hochement de tête discret.
L'homme me fait signe de descendre et remercie le chauffeur de m'avoir deposé d'après ce que j'ai cru comprendre.
La pluis n'a cessé de tomber. L'homme vient à côté de moi pour me protéger avec son parapluie. Il posa une main sur mon épaule gauche et se présente : "-Welcome to Oxford, Miss Stewart, My name is George Hills." "Ok" dis-je à monsieur Hills. Nous arrivions devant la porte de sa demeure. Il ouvre celle-ci et me fait entrer. Dans le hall, sa femme -je suppose- me fait un grand sourire :
"- Welcome Adriana !!
- Thank . . .
- Oh ! Ma pauvre enfant ! Tu es frigorifiée et trempée ! Reste là, je vais te chercher une serviette . George ! Come Darling ! "
L'homme, enfin Mr Hills suivit sa femme. Elle revint quelques minutes après. Elle me prit par la main et m'enmena dans la salle de bains et prit soin de verrouiller la porte .
"- Tiens, prend cette serviette et enlève tes vétements mouillés. "
Je la fixa quelques seconde. Ses yeux noisettes, mystèrieux, me disais que je n'avais rien à craindre. Je commence à me deshabiller jusqu'à rester en sous-vêtements, je pris la serviette et me sécha rapidement .
"- Prend ton temps chérie! Je t'ai apporté une de mes chemises de nuit, cela ne te gène pas trop j'espère ? Je n'ai pas osé fouiller dans tes affaires. Avant tout, je te souhaite la bienvenue chez nous et que tu passes un bon séjour ici . Donc comme tu l'as surment remarqué, je suis française et si tu as besoins de moi, n'hésite pas, d'accord ? Demain matin, tu feras la connaissance de mes trois enfants. Il y a une fille et deux garçons. Ashley, Taylor et Cameron. Cameron est l'aîné -20 ans- ensuite vient Taylor -17 ans- et la petite dernier, Ashley -15 ans-. Bon je n'en dis pas plus, tu feras leur connaissance demain matin au petit déjeuner . Tu es prête ?
- Yes, dis-je d'une voix triste.
- Viens, je vais te montrer ta chambre."
Nous sortons toutes les deux de la salle de bains, je la laisse passer devant et la suis. Tout le monde dort à point fermé . Nous passons devant des portes de chambres fermées par leur occupant. Je m'aperçus que des noms étaient marqués sur celles-ci. Arriver à ma "nouvelle" chambre, mon hôtesse me quitta et me souhaita "bonne nuit" en anglais bien sûr... Mais après, je ne me souviens plus de rien, je du aller me coucher et m'endormir aussitôt . Ce n'est que vers 9h30 -heure indiquer par le réveil- que je fus réveillée par des voix -une voix masculine criait et tambourinait sur une porte, puis une voix féminine lui disait de se taire et je reconnu Mrs Hills. Peu après, plusieurs personnes descendirent les escaliers ce qui me rappela Audrey. Je du me rendormir car quelqu'un frappa à ma porte. "Entrez" dis-je en français. La personne entre et s'assois au pied du lit.
"- Hello Adriana ! "
A ces mots, je me lève brusquement, ce qui provoqua imédiatement un étourdissement qui m'obligea à me rallonger. J'attends quelques minutes et me relève doucement. A cet instant, mon regard croise, ceux d'une jeune fille, blonde comme les blés, de jolis yeux bleus océan, un visage pâle, quelques taches de rousseurs, et un sourire aux lèvres. La jeune fille me fixe et regarde mes moindres gestes qui ne furent que très peu . Je resta sur pause assez longtemps jusqu'à ce que Mrs Hills fasse son aparition dans ma chambre .
"- Oh, je vois que tu as fait la connaissance d'Ashley."
Donc cette petite blonde est bien Ashley Hills, elle ne ressemble pas du tout à sa mère. Mrs Hills est brune, aux yeux marrons et Ashley est blonde, aux yeux d'un bleu magnifique, surment le portrait craché de son père .
"-Ashley, Honny ! Are going to join the others in the kitchen please !(Ashley, chérie ! Va rejoindre les autres dans la cuisine s'il-te-plait)
- Yes mum' . "
Ashley quitta ma chambre sans poser de questions.
"- La nuit à était bonne ?
- Non, pas aussi bonne que je ne l'avais imaginé ! Fige en baissant la tête, parce que je n'avais pas arrêter de pleurer et de penser à Baptiste.
- Le changement de pays peut-être ou le voyage ?
- Sûrement, malgrè que ces deux options ne m'avaient pas empêcher de dormir.
- Toute la famille te souhaite un bon séjour parmis nous. Et ne tinquiète pas pour l'anglais, si tu veux parler français, ne te gène pas, moi je serais la pour t'aider et mes enfants te compredront très bien, malgrès que George n'y comprenne pas grand chose, je suis sur qu'on trouvera un moyen pour que vous puissez parler facilement .
- Merci beaucoup !
- Mais à ton service ma belle et tu es ici chez toi ! Si cela ne te dérange pas je vais aller déjeuner, tu as d'autres questions ?
- Euh . . . Non, dis-je mais je savais qu'au fond de moi, ma seule question était " quand est le premier avion pour Paris ? " mais je ne la posa pas .
- Très bien, Elle se dirige vers la porte, si jamais tu as faim, rejoinds-nous dans la cuisine.
- Pas de problème Mrs Hills
- Et au fait, appelle-moi Katty.
- Ok, Katty "
Elle me souri et parti. Mrs Hills -katty- est vraiment une femme formidable pour le peu que je la connais. Je souris bêtement quand à ce moment une pensée me traversa l'esprit, "Baptiste". Je ne pu retenir mes larmes de couler sur mes joues, je sais qu'il m'a dit de ne pas pleurer mais c'est plus fort que moi ! Je ne veux pas ne plus pleurer alors que lui est malade et que sa vie ne cesse de se réduire ! La personne en qui je pouvais faire confiance les yeux fermers, va peut-être fermer les siens pour toujours . . . Aller Adriana ! Reprend toi !! Pour linstant Baptiste est toujours en vie ! Je serre très fort mon poing et me mord la lèvre infèrieure . Il faut que je sois forte pour lui. Je prend mon sac et fouille . . . Dans mon sac c'est vraiment le bordel ! Je cherche et trouve mon téléphone. Ouf ! Il est toujours allumé. Je compose le numéro de Baptiste, Tous ce que j'espère c'est que sa passe:
" . . . .
- Décroche !
. . . .
- Allez !
. . . .
- Putain ! décroche !
. . . . Allô ?
- Baptiste !
- Dria !
- Ca fait plaisir de t'entendre Baptiste !, ça me faisait un bien fou, oh oui !
-Et moi dont ma puce ! "
Sur le coup, le surnom me choqua, jamais il ne m'a appellé comme cela. Depuis que je le connais ce surnom était réservé à . . . Oh My God ! Non, il doit débloqué c'est . . . mais d'un autre côté je crois que je l' . . . Non, tu ne dois pas penser ça Adriana !
"- Dria ? Tu es toujours avec moi ?
- Oui, oui, je réfléchissais, pardon .
- A ta voix j'ai comme une impression que sa ne va pas toi aujourd'hui, j'me trompe ?
- Comment veux-tu que je sois ? dis-je en colère, comment veux-tu que ça aille bien, alors que mon meilleur ami est malade et loin de moi ? Hein ? Tu peux me le dire ?!!
Tu veux que je sois heureuse et bien écoute-moi ! Je ne le suis pas, j'ai pleuré de chez moi jusqu'a mon arriver a Oxford, je n'ai pas cessée de pleurer et de penser à toi et me dire qu'à n'importe quel jour, n'importe quelle heure, tu peux . . . Je n'y arriverais jamais ! Je ne peux pas vivre avec cette idée !, Et je fondis en larmes.
- Eh ! Eh ! Dria, calme-toi je t'en supplie ! Dit-il affolé, je suis là . Et arrête de penser ça, tu te rends malade pour rien, je vais bien aujourd'hui même super bien, tu n'as aucun souci a te faire. Si j'avais eu le choix, je ne t'aurais rien dit, mais tu es ma meilleure amie, ma moitié sans qui je ne peux vivre heureux, si tu ne l'es pas ma Dria. Je . . Je suis vraiment désolé si ça te rend malheureuse . . .J'aurai du te prévenir dès le début, mais je ne l'ai pas fait, quel idiot je suis !!
- Ca, tu peux le dire ! "
Et je raccroche . . .
A suivre . . .